mercredi 22 juillet 2009

compte-rendu 97

Un défi qui me surprend, mais que j'assimile à une sorte d'hommage aux mini-jeux qui ont jalonnés les défis.
Je pars me préparer avec la facilité de l'habitude, je me prépare selon tes indications et choisis d'utiliser un des nouveaux jouets "pour voir". L'attente prend la forme d'une exploration des sensations inédites que procure ce nouveau jouet, sa petite taille le rend amicale et ses vibrations puissantes (pour la taille s'entend) se transmettent dans ma petite porte, c'est déroutant, inédit et intéressant.
J'entends tes pas, je salue ton arrivée avec ma phrase. Tu apprécies la situation puis me fais savoir que je dois m'asseoir. Gel mental. Cela fait des dizaines de défis que je n'ai plus bénéficié de ma propre autonomie lors d'un défi, j'ai la sensation de faire quelque chose de contre-nature, d'usurper ma place.
Je choisis le premier papier avec la sensation désagréable d'avoir presque "le choix", j'ai le choix de choisir les papiers et même si ce choix relève plutôt du hasard, le fait que je plonge ma main dans l'urne pour les choisir me donne une sensation "d'autorité" qui me fait perdre pied dans mon propre rôle. Ce tirage revient à une sorte de prise en main de mon propre destin par moi-même, du moins c'est ainsi que je le vis.
La perte de repères réveille la brat en moi et je suis plus dans la défiance que dans la soumission quand les papiers m'imposent de parler. Et c'est amusant quelque part de constater que comme un cheval, c'est le mors mal mis qui me provoque la ruade.
Les papiers s'enchaînent rapidement et une fois venu le compte pour cinq papiers, je sens bien que tu es déçu des tirages que le sort a provoqué. Je propose de continuer et finalement ça sera dix papiers qui seront tirés et exécutés.
Autant je sais que je ne suis pas trop gauche sur une action, autant la verbalisation a été un drame dont je m'en veux assez pour hésiter à ne pas m'imposer une rédaction écrite pour chaque question du défi pour réparer ma maladresse. Quelque part, ces questions ne sont pas venues par hasard sur le papier, tu en espérais des confessions dont je sais qu'elles ne sont pas venues et même si toutes mes réponses ont été d'une profonde honnêteté la sensation de n'avoir pas été à la hauteur me laisse un goût amer dans la bouche.
Mais le pire aura été les papiers contenant une action à réaliser en répondant à une question. Je n'ai jamais été capable de faire correctement deux choses en même temps quand il est question de sexe. C'est pour cela que je n'aime pas le 69, soit je m'absorbe à la caresse que je reçois, soit je me noie dans celle que je donne mais les deux en même temps me donnent toujours un sentiment d'inachevé. Et ces papiers m'ont replacée devant cette triste réalité soit je m'absorbais à ma réponse, soit j'essayais d'accomplir correctement mon action, la mobilisation mentale nécessaire au deux m'échappe dans ce genre de contexte. Alors j'ai négligé les réponses pour m'appliquer aux actions, pas vraiment par choix, mais plutôt parce que mon rôle lors de tous ces défis n'a jamais été de parler mais bien d'agir et que cela appartient plus à ma nature. Pour laisser couler les mots, j'ai besoin de leur exclusivité, ils doivent m'habiter, tourner dans mon esprit avant d'être accouchés et là, je devais les délivrer sans seulement les avoir pensé avant, dans une incohérence totale, ballotés au rythme des pensées rebondissantes de mon esprit.
Un défi dont je sais qu'il est gagné mais pour lequel je m'infligerais volontiers une punition tant je suis déçue de moi-même et sur lequel que je n'ai guère envie de m'étendre comme on refuse de s'appesantir sur un échec. Et je ne sais pas si le pire n'est pas de penser que je ne serais pas réprimée puisque je suis la seule à m'être vue défaillante sur ce défi et de devoir affrontée seule cet ego surdimensionné et les sensations d'échec qu'il génère en lui seul.

défi 97

"Débat indécent" pourrait être le nom de ce défi...
Tu devras, d'abord, me tendre une cigarette allumée puis te rendre dans la chambre.
Là, tu devras te déshabiller, mettre ton collier et t'allonger sur le lit.
Jusqu'à ce que j'arrive, tu devras te pénétrer avec le sex-toy de ton choix.
Lorsque ma cigarette sera finie, je te rejoindrais...
Tu devras saluer mon arrivé en prononçant la phrase suivante : "Votre soumise est prête à se donner en spectacle".
Je te présenterais alors un récipient contenant différents papiers.
Tu devras en tirer cinq.
Saches qu'il existera trois types de papier :
  • certains décriront un acte à faire devant moi ;
  • certains comporteront une question à laquelle tu devras répondre ;
  • certains comporteront une question à laquelle tu devras répondre ET un acte a exécuter en même temps que ta réponse.
Une fois répondu/exécuté les cinq papiers, le défi sera remporté.

lundi 20 juillet 2009

compte-rendu 96

Un énoncé de défi qui me fait instantanément penser au "saran wrap". Du coup, j'ai du mal à retenir au-delà de cette indication et je dois le relire plusieurs fois - je sais c'est pourtant pas bien dur...
Je me positionne debout face à la porte et commence à utiliser le lubrifiant. Mais l'esprit reste focalisé sur ce trou de serrure qui me renvoie invariablement au voyeur en toi. J'imagine qu'avec cette lumière désespérément trop crue, la vue doit être immanquable. Le temps s'étire sur lui-même dans un contraste surprenant face au défi précédent et j'en "oublie" le contenu du défi pour focaliser mon esprit sur l'action présente. Puis j'adopte une position d'attente et l'esprit se calme de lui-même cessant ces divagations.
Tu entres, enfin, je crois que tu es surpris de ma position mais force t'est de constater que j'ai rempli tes préconisations. Tu passes près de moi avec assez peu de considération et part t'activer dans mon dos.
Le calme s'échappe et l'anticipation ouvre mes yeux pour te voir arracher la couverture. Gel mental. Le geste est tellement incongru de mon point de vue.
Puis tu me signifies de m'approcher. Je vois la chaise métallique sans comprendre son rôle. Tu me fais agenouiller en suivant les courbes du siège. La position est à la limite de mon équilibre et tu m'aides à me maintenir. Ton attitude est fondamentalement différente, tu n'es plus dans l'ordre sec mais dans la prévenance méticuleuse, prévenant pour moi et méticuleux de tes objectifs malgré tout. Je suis absorbé à tenir ma pose quand le bruit du "saran wrap" rappelle le défi à mon esprit. Spirale d'infini. La sensualité de ce jeu me submerge à chaque fois. Je pense qu'il pourrait simplement se suffire à lui-même tant il me comble. Tu me solidarises avec la chaise, mes fesses sur le marche-pied, mes bras avec le dossier, finalement à la fin, je repose vraiment dans la contrainte et c'est bouleversant.
Puis tu commences à jouer de moi m'imposant différents supplices rythmés par le sablier pour m'amener vers le point de rupture du trop qui me submergeant me fait déchirer une partie de la contrainte déséquilibrant ma pose. La course des cinq objets du sablier est arrivée à son terme et tu me délivres pour simplement pouvoir mieux abuser de moi d'une autre façon.
Et cela eut été dommage de ne pas inscrire le "saran wrap" dans notre compte-à-rebours de fin.

défi 96

Un défi "enveloppant".
Tu devras me tendre, d'abord, une cigarette allumée, puis te rendre dans la chambre.
Là, tu devras te déshabiller et mettre ton collier.
Puis, tu devras te tenir debout face à la porte et te lubrifier tous les orifices.
Lorsque ma cigarette sera finie, je te rejoindrais dans la chambre.
Tu devras saluer mon arrivée par la phrase suivante : "Votre soumise est prête à être abusée".
Puis je t'installerais d'une manière très indécente et innovante.
Je te "travaillerais" alors de 5 manières différentes en utilisant le sablier pour déterminer la durée.
Une fois les cinq pratiques abouties, le défi sera remporté.

dimanche 19 juillet 2009

compte-rendu 95

Les 100 se touchent du doigt et paradoxalement, l'anticipation nostalgique du compte-à-rebours s'efface à mesure qu'il progresse, l'après-100 a des formes plus dessinées qu'avant et peut-être que cela me permet de mieux transiter vers lui.
Je choisis "Iko Iko" de Cyndi Lauper, la musique colle à mon humeur légère même si je sais que la durée est réduite par rapport à ce que je choisis d'habitude en cherchant volontairement dans l'indus réputé pour la longueur de ces morceaux.
La musique chaloupe mes pas et mon esprit, pourtant, cristallisé sur une angoisse existentielle comment rendre gracieux mon basculement sur le dos à ton entrée...
La musique était trop courte, je patiente à peine que j'entends déjà tes pas, le contact impersonnel du vinyle sur mon sexe aurait pourtant mérité que l'esprit dérive dessus.
Plutôt que de choisir un geste brusque de retournement type "chien savant" qui offre son ventre à la caresse, je choisis de basculer avec des manières de courtisane l'esprit toujours rythmé du rythme ondulant de la musique. Toujours le contact neutre du vinyle et ma phrase s'échappe avec une facilité qui n'est qu'un aveu.
Tu fixes les bracelets sur mes chevilles et fixe le tout aux crochets du plafond via des chaînes dans une position qui devient si naturelle pour nos Jeux qu'elle en est une évidence. Et pourtant, j'ai toujours le réflexe de "tester" la suspension en cherchant à serrer mes cuisses...
Tu montres un premier jouet, j'aimerais garder mes yeux clos et me contenter de sentir les objets à nombre pair dans ma main mais je devine que tu n'entends pas vraiment les choses, ainsi et qu'un effort est attendu de moi. J'ouvre les yeux et reconnais la pompe à vide puis j'attends passivement le tirage. Impair.
Tu l'appliques sur mon intimité, une fraction de seconde pour penser qu'on peut résister et le corps s'imprime une ondulation coupable et pourtant tellement loin de l'impératif strident qui habite mon clitoris.
Tu commentes mes attitudes et cela n'a déjà plus d'importance.
Le deuxième jouet est le vibreur lumineux, je le connais mal, c'est "ton" jouet, j'aurais l'impression de transgresser si je devais l'utiliser. Et pourtant, c'est bien moi que le sort désigne. Je l'applique avec la maladresse que l'on peut avoir avec un nouvel outil mais la mise en chauffe avec le jouet précédent finit le travail. Spirale d'infini.
Je n'ai qu'un vague souvenir du tirage suivant qui m'est favorablement et ne me demande que "de subir". Mais je me souviens comme tu joues et abuses de moi avec le prétexte de ce jouet. Il s'agira, là vraiment, de subir, justement.
Retour fragmenté à la réalité, tu me montres le plug anal, l'esprit reprend pied et réclame intérieurement la clémence du hasard. Trop tard, le chiffre est pair. Gel mental.
Je l'insère dans ma petite porte et me voilà de nouveau à onduler dans la suspension, te donnant un spectacle dont tu te repais.
Enfin, le dernier tirage arrive, tu me montres l'énorme plug. Gel mental. Manifestement, le tirage a du m'être favorable, puisque c'est toi qui utilise l'objet.
L'esprit dérive de lui-même dans une sorte de trop plein d'émotions et de sensations. J'ai toujours le plug anal en moi et j'entends le bruit typique d'un vibreur. De nouveau, cette conviction que ton seul objectif est de me rendre folle.
Et finalement, ce geste coupable de consentement pour terminer de t'offrir le spectacle que tu désirais.
Un défi assez bouleversant.

défi 95

Un défi où, si la chance est avec toi, tu ne feras que subir.
Tu devras d'abord mettre un morceau de musique en route, puis te rendre dans la chambre.
Là, tu devras te déshabiller, mettre ton collier et tes longs gants en vinyle.
Tu devras, ensuite, te mettre à 4 pattes sur le lit, fesses tournées vers le mur de l'étagère et t'écarter largement le sexe.
Une fois la musique finie, je te rejoindrais dans la chambre.
Tu devras saluer mon arrivée en te mettant sur le dos, en écartant largement les cuisses et en prononçant la phrase suivante : "Votre soumise vous montre son sexe".
Je t'installerais alors, selon ma convenance et je te proposerais successivement cinq ustensiles.
Pour chaque ustensile, je tirais un dé.
Si je sors un chiffre pair, tu devras utiliser toi-même l'ustensile, le temps qui me plaira.
Si je sors un chiffre impair, c'est moi qui l'utiliserais.
Une fois, les cinq ustensiles utilisés, le défi sera remporté.

samedi 18 juillet 2009

compte-rendu 94

Un défi assez à contre-pied pour j'en oublie le tic-tac du compte-à-rebours qui me talonne. Et pourtant un défi risqué quelque part, tu joues sur un terrain que je connais intuitivement à force d'usage répété et ce qui pour une autre passerait inaperçu est criant pour moi. Connaissance intuitive qui spécule sur les milles et une façons d'afficher un texte sur un écran sans vraiment chercher à savoir plutôt par réflexe.
Je pars me préparer le ventre empli de papillons impatients, guidée par l'attrait de la curiosité. L'enfilage des bas me semble comme toujours durer une éternité, je m'empresse, installe la chaise, met mon collier et attrape un vibreur.
L'esprit balaie ses impératifs dans un souci de perfection typique, le cœur ralentit, la tête se penche et les yeux se ferment. Mes reliquats de danse sont flattés de la pose que j'adopte et mon intimité se satisfait du siège qui permet de caler le vibreur.
Trois vagues successives me submergent rapidement et le plus dur commence vraiment à ce moment-là. L'idée me frôle l'esprit d'arrêter pour soulager mon "agacement" mais quelque part en moi, un écho me dit que cela appartiendrait à la tricherie. Je continue explorant successivement différents états avec une certaine froideur analytique quand la vibration redevient présente comme un son suraigu et ininterrompu qui broie les tympans.
Tu entres enfin, j'ai peut-être les yeux ouverts, je ne sais pas, je suis trop perdue en moi.
Je ne me souviens que du bruit des chaînes et alors que j'en parle, je revois ta main fixer l'entrave sur ma cuisse. Je n'ai jamais levé la tête tout au long de la mise en place de ma contrainte. J'ai choisi d'ignorer fermement la réalité de l'écran ou celle du défi et je me protège avec l'idée enfantine que si je ne le vois pas, cela n'existe pas.
Tu fixes les pinces et la chaîne sur mon intimité, la sensation est déjà vertigineuse en elle-même. Pourtant je sens un curieux et tout-à-fait inhabituel contact sur mon ventre. Tu me dis de lire ce qui est à l'écran. Je crois que je ferme un peu plus fort les yeux une seconde avant de les ouvrir comme on reprend son souffle avant de replonger. L'esprit se mobilise sur le texte occultant volontairement le décor. Mais la phrase fait précisément référence à l'image que l'esprit refuse de voir, renvoyant sa lecture du texte à sa lecture de l'image.
Je lis "Regardez mon sexe offert" écrit sur un papier posé précisément au-dessus de mon sexe écartelé par les pinces. Et si cette image correspond bien à cette image morcelée de moi-même qui me protège ; ta présence, ta mise en œuvre active de la situation autant que le texte rendent difficile une confrontation qui serait plus facile via le biais d'une simple photo. Et il est satisfaisant de constater combien Tu es un objet central de mes raisonnements intrinsèques.
Tu me délivres des chaînes et commence à jouer avec avec un vibreur. Spirale de sensations, je dérive trop loin, je lis un "Branlez moi" mais l'esprit est trop à la réalité de l'acte pour formaliser l'image.
Puis tu commences à abuser de moi avec tes doigts, je plie de nouveau et quand tu insères en moi le gode en jelly, encore une fois, la réalité de mon ressenti dépasse de loin l'image ou son texte même si, réellement, "Je n'ai pas de décence".
Finalement tu entres ton sexe en moi et me fais lire "Je suis un objet que l'on fait jouir" alors même que la chaleur que je sens en moi m'éloigne de toute idée rationnelle.
Et quand tu décides de poursuivre un peu le Jeu, je trouve cela injuste alors même que tu auras pourtant la satisfaction de penser que ces dernières images sont bien plus présentes en moi que les précédentes.

défi 94

Un défi basé sur le "dédoublement de la réalité".
Tu devras, d'abord, me préparer une cigarette, et me la tendre allumée.
Puis tu iras te déshabiller, te vêtir de ton collier et d'une paire de bas "qui-tiennent-tout-seul".
Tu devras, ensuite, positionner la chaise métallique à la verticale du crochet au bout du lit, face tournée vers l'écran.
Puis, tu devras t'y installer, écarter largement les cuisses et commencer à te masturber.
Une fois ma cigarette terminée, je te rejoindrais et tu devras marquer mon arrivé par la phrase suivante : "Votre chose est prête à être abuser".
Je t'installerais alors d'une certaine manière, où tu seras contrainte sur la chaise en faisant face a l'écran.
Un procédé technique permettra de retransmettre les images de mon choix sur l'écran.
Je jouerais avec toi et 4 fois de suite je te demanderais de lire à haute voix le texte lisible sur l'écran.
Quand tu auras réussi à lire les 4 textes, le défi sera remporté.

mercredi 15 juillet 2009

compte-rendu 93

Drôle de défi avec des préconisations millimétrées qui m'étonnent, du coup, je ne sais même pas si je peux exercer un minimum d'autonomie en adjoignant un verre d'eau au café, ce que je fais quand même par souci d'un service irréprochable plus que par respect de l'énoncé de mon défi.
J'ai sorti mes bas en avance et j'hésite même à les mettre pour le service mais le côté "ordonné" strict du défi n'en fait pas mention et j'ai peur que cela passe pour une impertinence. Je me contente de passer mon collier pour le service comme pour justifier mon absence de pro-activité sur ce défi.
Je m'installe conformément à tes ordres et commence à jouer avec le vibreur. L'incertitude sur ton arrivée mobilise mon esprit - de la musique, ça s'entend, on sait où se situer - et accapare mes idées. Quand finalement le mécanique l'emporte sur le psyché, la vibration prend sa dimension obsédante, mes jambes se serrent par réflexe envoyant voler le défi loin de mes préoccupations.
Tu entres enfin, je prononce ma phrase et d'un ton sec, tu soulignes qu'un geste devrait accompagner ma phrase. Gel mental. Par réflexe, j'effectue le geste le plus usuel dans ce genre de situation mais je ne touche juste que grâce au hasard. La stupéfaction de mon oubli m'a fait ouvrir les yeux.
Tu joues un peu de moi avant de fixer les bracelets de chevilles et je regarde le jeu des chaînes qui passent dans les mousquetons avec quelque chose de détaché. Tu alignes cinq objets devant moi et m'invites à désigner l'ordre d'utilisation. Je compte les objets et n'en trouve que quatre, étonnée, je me penche pour découvrir que le 5° est le petit martinet-fouet. Gel mental. Je ne sais pas ni où, ni combien, l'anticipation me paralyse l'esprit, j'hésite à le désigner en premier mais la crainte l'emporte sur le rationnel et je désigne la pompe à vide en premier. Je ne sais pas si les objets seront utilisés simultanément ou successivement et cela me fait buter sur le 2° choix. Pour finalement désigner le gode en jelly, l'énorme plug, le martinet-fouet et finir par le vibreur lumineux.
J'ai du mal à chasser de mon esprit mes interrogations sur l'usage du martinet et tout compte-fait, j'aurais du le désigner en premier pour expédier ce souci-là.
Tu termines de m'installer à ta convenance et je me trouve dans cette fameuse position gynécologique tellement étourdissante.
Je dois préciser à ce moment-là que ma vague ignorance de la suite (durée, simultanéité, etc.) m'inonde et me fais l'effet d'une douche froide, j'ai la sensation physique de mon clitoris qui se rétrécit à essayer de s'en cacher dans les plis de mon intimité.
Tu joues de moi avec les outils désignés en te permettant d'autres jeux manuels accessoires au grès de tes envies. La crainte agit en moi comme une sorte de mur de coton sur lequel se heurte mes sensations, une sorte d'interdit inconscient qui me glace de lucidité.
Enfin à un moment, sans être capable de préciser lequel je sens enfin Ta Chaleur contre moi et c'est simplement enivrant.
Et c'est d'ailleurs l'élément central de ce défi pour moi. La Chaleur de Ta Main alors que tu joues avec un sex-toy sur mon intimité, mon attention se focalise sur Cette Chaleur et le reste de mes sensations n'existe plus, la seule chose qui compte c'est Cette Chaleur qui m'obsède et dont j'essaye de profiter au mieux en glissant dans la contrainte pour coller un maximum de surface de moi contre Toi.
Le défi tire à sa faim et l'idée de Chaleur est toujours aussi présente en moi. Quand tu me pénètres enfin la Chaleur de Ton sexe est le point d'orgue de tout mon univers mental et je m'abîme dans une sensation que je n'ai jamais ressentie avec une force pareille.
Et je pense que je dois préciser cette notion de Chaleur qui m'a dirigée sur l'essentiel du défi. Je ne préciserais pas combien la Chaleur est un élément rassurant et sécurisant pour moi, c'est une évidence dont il n'y a plus à débattre. Par contre, je devine intrinsèquement en quoi l'esprit l'a cristallisé ainsi sur ce défi. La Chaleur source de vie différencie l'objet vivant de l'objet inanimé, recevoir l'objet vivant après avoir été abusée d'objets inanimés c'est comme recevoir une faveur, quelque chose de l'ordre d'idée "d'être enfin digne de le recevoir". Et je ne doute pas deux minutes que ce genre de considération puisse présenter un intérêt pour l'après-100.

défi 93

Un défi très "ordonné".
Tu devras, d'abord, me préparer un café (2/3 eau bouillante, 1/3 eau froide) et me l'apporter à ma place.
Puis, pendant que je dégusterais ce café, tu devras te rendre dans la chambre, te déshabiller, mettre ton collier et une paire de bas-qui-tiennent-tout-seul.
Tu t'allongeras, ensuite, sur le lit munie du petit vibreur que tu te passeras sur le clitoris.
Une fois mon café fini, je te rejoindrais dans la chambre.
Lorsque j'entrerais, tu devras largement écarter les cuisses pour bien me dévoiler ton intimité et prononcer la phrase suivante : "Regardez comme Votre soumise est une trainée".
Lorsque je me serais suffisamment "rassasier" du spectacle, le défi proprement dit commencera.
Je te présenterais, alors, cinq "ustensiles" et tu devras choisir l'ordre de leur utilisation.
Je t'installerais, alors, dans une pose très indécente et nous commencerons la "séquence" que tu auras définie...
Une fois, les cinq accessoires utilisés dans l'ordre que tu auras choisi, le défi sera remporté.

mardi 14 juillet 2009

compte-rendu 92

C'est au rythme balançant de "Rhum and coca-cola" des Sisters Andrews que je pars me préparer. Mon énoncé parle de lubrification "généreuse" alors je pense spontanément aux mini-doses qu'il nous reste et je prends pinacolata volontairement en me souvenant du presque fou rire que cela nous avait provoqué mais oubliant que je n'avais pas spécialement apprécié le côté "parfumé" dans mon intimité.
La musique me chaloupe l'esprit et tout semble prendre une place naturelle.
Quand tu entres, je suis troublée de n'avoir rien à dire, cela sort tellement du schéma habituel des défis que j'ai la sensation d'oublier quelque chose alors même que je sais que je respecte les consignes.
Tu fixes les bracelets sur mes chevilles et l'infini s'étend en bruits métalliques que je ne comprends pas vraiment. Puis quelque chose dans ton attitude semble m'indiquer quelque chose, je bouge mon pied droit et comprends qu'il est maintenu par une chaîne. Je suis stupéfaite d'avoir été ainsi contrainte sans seulement m'en être rendue compte.
Puis tu me proposes le premier choix, deux sortes de vibreur. Je choisis le plus "connu" de moi, mon instrument privilégié, mon outil de confiance. Et je l'applique sur mon intimité pendant que tu me précises que tu as aussi droit à ton propre choix alors que s'enfonce l'énorme plug dans mon sexe.
Tu laisses le spectacle se prolonger à loisir, j'ai abdiqué au début du défi quand il est question de certains jeux, je sais que j'ai perdu d'avance. Et je me laisse dériver au grès de ta fantaisie avec toujours en fond sonore cette conviction que tu cherches juste à me rendre folle.
A un moment, la tempête s'arrête, je m'effondre sur mes avant-bras quand tu me places devant un second choix.
Le plug anal ou le chapelet, en d'autres temps, j'aurais cherché à peser le pour ou le contre, essayer à deviner ta préférence mais là, cela n'a guère d'importance. Je me sens comme un fétu de paille porté par le ruisseau, je ne décide de rien à part de ne pas couler complètement.
Ma main se tend vers le plug et s'arrête quand je comprends que je n'ai pas prononcé ma phrase. Je reprends souffle et esprit pour m'arracher les mots attendus. Puis je saisis l'objet et l'insère dans mon anus. Tu me rappelles ton propre choix et places quelque chose que je ne reconnais pas de prime abord et dont la non-reconnaissance est toujours un aveu : la pompe à vide. Spirale d'infini, sentiment d'impériosité, pensée mono-maniaque et obsédante. Mouvements impudiques, ondulations suppliantes, agitation coupable.
Enfin de nouveau, un répit dans mon chaos et le dernier choix qui me place devant une sorte de "non-choix" pour moi qui m'oblige à désigner l'énorme plug. Et alors que je fais pénétrer en moi un engin qui m'effraye toujours autant après tant de jeux, les bruits de préservatif que j'entends derrière moi ne laisse aucun doute sur ton choix personnel.

défi 92

Un défi où tu trouveras confrontée à ta propre indécence...
Tu devras, d'abord, choisir un morceau de musique puis, tu devras te rendre dans la chambre, te déshabiller et mettre ton collier.
Tu devras, ensuite, te mettre à 4 pattes sur le lit (fesses tournées vers l'étagère) et te lubrifier copieusement le sexe et l'anus.
Une fois, le morceau de musique terminé, je te rejoindrais dans la chambre.
Tu devras saluer mon arrivé en cessant ta lubrification et en t'écartant largement le sexe.
Puis je t'installerais selon mon envie.
Je te proposerais, alors, le choix entre 2 sex-toys. Tu devras en choisir un et t'en servir sur le champs devant moi.
Sache, juste, que j'accompagnerais chaque choix de mon propre choix...
Tu devras décrire chaque choix à haute voix selon la formulation suivante : "Votre soumise s'abaisse à se mettre le [nom du sex-toy] dans/sur [nom de l'anatomie concerné]".
Le défi sera remporté après que tu ais effectué 3 choix successifs.

dimanche 12 juillet 2009

compte-rendu 91

Je suis triste de recevoir ce défi, j'entends bien plus le 9 comme le début de mon compte-à-rebours que comme le début de "91". J'aurais voulu laisser s'éterniser le temps entre les derniers défis pour mieux m'en imprégner et j'ai l'impression que tout se précipite au milieu du chaos alors que nous devions toucher notre havre de paix saisonnier.
Je prépare ta cigarette et l'allume avec la certitude de l'avoir trop tassée involontairement en regrettant l'infinité dans laquelle elle va se consumer.
Le cœur est léger et le défi semble facile : volent les vêtements, s'exhale la fumée bleutée, vrombit le nouveau jouet.
Je m'installe dans le moelleux des oreillers telle une princesse et commence à jouer. Tes objectifs s'imposent derrière mes yeux clos et l'esprit se laisse à divaguer sur la lubrique sensation me submergeant de délices.
Tu entres dans la chambre, j'annonce ma phrase avec plus de fermeté qu'à l'accoutumée et tu en profites pour me questionner. Les mots coulent plus librement de moi, plus naturellement depuis que nous avons réglées ces questions de vocabulaire. Je crois que cela t'étonne encore.
Tu me demandes de continuer, tu m'indiques par des ordres brefs les attitudes que tu désires me voir prendre, tu commentes ma situation, tu repais tes instincts de voyeur et je comprends pourquoi ma gêne garde un caractère essentiel à ta satisfaction.
Puis finalement, tu m'intimes l'ordre d'arrêter et de me placer à genoux. Je peine à reprendre pieds dans la réalité, j'ai un ressenti aigu de la lourdeur de mes mouvements. Je me sens gourde, maladroite et c'est la seule pensée rationnelle qui habite mon esprit. Par réflexe, je me place à quatre pattes. Ta voix me reprend sèche et sans concession. Elle me fait l'effet d'une "gifle vanille" et me glace instantanément, me plaçant face aux affres de la désobéissance involontaire. (Précision, sur cette histoire de "gifle vanille". Une "gifle BDSM" n'a pas le même impact qu'une gifle dans un contexte vanille où elle porte les traits du camouflet. Dans un contexte BDSM, la gifle est une violence volontaire qui lui ôte l'aspect du camouflet, dans mon esprit, du moins. Là, tes mots étaient si secs, si cinglants qu'ils m'ont fait ressentir cet impact de camouflet qui n'appartient pourtant pas à la gifle BDSM.)
Je corrige ma position et me sens juste prête à dériver dans les affres de la culpabilité quand le défi me rattrape et m'évite de m'appesantir sur mon ressenti.
Tu fixes les bracelets de poignets et de bras sur moi puis tu les joins avec les contraintes de façon à les croiser dans le dos (main gauche/épaule droite et inversement). La position est idéale, tu sais comme j'aime être privée de mes mains, me laissant vraiment avec ce sentiment d'impuissance tangible.
Tu me demandes une fellation. Et je repense à l'intitulé du défi : "me satisfaire malgré cette installation". Ma haute opinion de moi-même s'amuse du fait que tu ais pu penser que je puisse être handicapée sans mes mains pour une fellation. Et je m'applique à te démontrer ton erreur avec délice et méticulosité. Je suis sur mon terrain de jeu dans ces cas-là.
Ma démonstration semble te convaincre rapidement et tu m'annonces que tu voudrais me prendre. Gel mental. Sans mes mains, je me sens bien incapable de me déplacer. Je me redresse pourtant et fais glisser mes genoux en anticipant une phrase sèche si je ne vais pas assez vite.
Je finis par te présenter ma croupe en basculant mes épaules à plat. Et je comprends que c'est à moi d'imprimer le mouvement. L'idée fulgurante qu'il tombe à point que je reprenne en main ma forme physique me traverse l'esprit. Et le corps s'arcboute dans un va-et-vient propice à le/nous satisfaire.
Un défi simple et rapide mais ô combien satisfaisant ;-)

défi 91

Un défi simple et rapide...
D'abord, tu devras me tendre une cigarette allumée.
Tu devras te rendre dans la chambre, te déshabiller et mettre ton collier.
Puis, tu devras t'allonger sur le lit, écarter largement les cuisses et te pénétrer avec l'un des deux nouveaux jouet (en marche bien sûr...)
Lorsque la cigarette sera terminée, je te rejoindrais.
Tu devras saluer mon arrivé par la phrase suivante : "Regardez comme Votre soumise se donne en spectacle".
Je t'installerais alors d'une certaine manière et le défi consistera à me satisfaire malgré cette "installation".
Le défi sera considéré comme remporté lorsque j'aurais été satisfait.